J'ai réécouté les chansons oubliées, classées dans un dossier perdu dans le PC... "Me & you", "She will be love", "Lettre du front" et "Bleeding Love" ont fait briller mes yeux. J'ai laissé le temps passer, en rêvant à chaque moment ascocié à ses paroles. "Run the show" m'a fait sourire en repensant à cette soirée qui avait si bien commencé, et dont la tournure nous a tous marqués... "With you" m'a transportée une année en arrière, en Latin... Puis je suis arrivé dans la catégorie "Disney", et toute mon enfance m'est revenue. Les copains, les chiffres, les jeux, les devoirs, le solfège, les parents, le samedi après-midi, la cour de récré, les "loups", le préau, les cassettes jamais rembobinées, la cantine, 8h 30 -> 4h 30, O-zone & Chihuahua, Diddl, les bilans...
La vie paraissait si simple, si agréable... On regardait les "amoureux" s'embrasser et on disait Beeeerk ! On jouait des heures avec le seau et la pelle, et on braillait quand on avait du sable dans les yeux. On se regardait nos cassettes 10 000 fois & on parlait en même temps que les personnages. On lisait des bouquins tous fins, parfois dans le mauvais sens. On peignait des trucs informes qu'on prétendait ayant une signification. On dessinait pendant des heures, un p'tit bout d'langue dépassant de la bouche. On répétait 100 fois la même expression du genre "crotte de bique" et on rigolait sans s'arreter. On disait qui faisait la vaisselle avec les âges dans les verres de la cantine. On se rangeait deux par deux pour rentrer dans la classe. On levait le doigt pour parler. On copiait 20 fois "je ne pincerai plus ma camarade en classe", on faisait signer les contrôles par les parents. On voulait pas que l'autre "copie". On se cassait la figure et on avait un beau pansement qu'on exibait, avec le mercurochrome bien rouge tout autour. On se battait avec les "fractions" qui nous emmerdent toujours aujourd'hui. On aprenait que Charlemagne était le fils de Pépin Le Bref, qui est celui de Charles Martel. Que 100 divisé par 2 ça fait 50. Que y'as pas de "s" à je serai. Que "femme" se lit "fame" et "dame" se lit "dame". Que 6 franc 56 faisaient 1 Euro. Que "chat" au plurial ça fait "chats" et "cheval" ça fait "chevaux". Tout ça, c'était dur à l'époque. On ronchonnait que c'était pas bon ce qu'on mangeait à la cantine. On criait "preum's" pour les frites.
J'oublierai jamais.
( sans "s", c'est du futur ^^ )
Px : Barbara, Matthieu & Moi, Val d'Izer,